6 conseils pour devenir ce qu'on veut vraiment être

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Les conseils de Christine Lewicki.

 

Christine Lewicki est coach, auteur à succès des livres J'arrête de râler et J'arrête de râler sur mes enfants (et mon conjoint) aux éditions Eyrolles. Son livre Wake up paru en 2014 propose 4 principes fondamentaux pour "devenir celui ou celle que vous voulez vraiment être" et arrêter de vivre notre vie à moitié endormi ! Voici en interview pour Savoirchanger quelques uns de ses conseils qui réveilleront votre vie !

1. Premier conseil : prendre conscience de nos croyances limitatives.

C'est réaliser "toutes les fois où l'on a mis le couvercle sur notre vie, où l'on essaie d'être conforme à ce que les autres attendent de nous, ou à nos croyances limitatives. Souvent on s'est fait une idée de ce que les autres attendent de nous, mais c'est en fait ce qu'on pense qu'ils attendent. Une de mes participantes m'a dit : "c'est comme si dans mon placard, il y avait un costume sur mesure, fait pour moi, sur moi, il me va parfaitement et il me met en valeur. Et pourtant, ce costume, je n'ai jamais osé le porter". On cherche surtout à être conformes, alors qu'on est tous différents. Ce n'est pas montrer ce qui est vraiment en nous. "

 

2. Deuxième conseil : déclarer aux autres notre intention de changer pour s'engager à la tenir.

"On vit tous ces moments de clarté où l'on voit ce qu'on pourrait faire de notre vie, des possibilités pour nous-mêmes, quand on est sous la douche, en train de conduire, le soir dans son lit ou quand on écoute une conférence ou qu'on voie un film, et soudain, il y a une porte qui s'ouvre pour nous. Mais le piège, c'est le quotidien. Dès le lendemain ou peu de temps après, la spirale du quotidien nous embarque et nous fait oublier cet instant de révélation. Dans mon livre Wake up, il y a un principe appelé "Mes mots créent ma réalité", et tout un chapitre sur le pouvoir de la déclaration. Cela peut être extrêmement puissant de déclarer aux autres notre intention, car cela nous oblige ensuite à la réaliser. On crée un contexte où l'on ne se donne pas d'autre choix que changer, parce qu'on l'a dit.

 

3. Troisième conseil : accomplir notre devoir de brillance.

"On a chacun des capacités extraordinaires en nous et qu'on peut mettre au service de la vie, en contribuant à l'humanité. La plus grande mission de notre vie, c'est de révéler ce qu'on a à l'intérieur de nous et d'enlever tout ce qui nous bloque. C'est certainement pour cela qu'il y a des prises de conscience vers 40 ou 50 ans, ce moment où l'on réalise qu'on a joué le jeu de ce que les autres attendaient de nous, mais on a une part de soi qui est en train de crever. Ce n'est pas forcément nier le système et devenir tous profs de Yoga. On peut rester dans nos métiers et salariés, mais on peut le faire tout en honorant qui on est, en activant ces belles choses qui sont en nous.

Pour un manager, oser être brillant, ça peut être oser gérer ses réunions autrement. Avoir l'audace, même face à un dirigeant, d'améliorer la forme des réunions. Pour une mère, cela peut-être devenir bénévole dans l'école de ses enfants. A un moment donné, j'observe dans une cellule familiale, ou professionnelle, ce qui ne fonctionne pas et j'ose proposer autre chose, parce que c'est important. Souvent on se dit que les autres savent mieux, mais en fait non. On a tellement été élevée dans la modestie, qu'on a peur que les autres nous trouvent prétentieux. Alors on se retient énormément, on se limite.  

Chacun peut suivre sa conviction, se lancer des missions et des challenges pour devenir entrepreneur du monde et de la vie."   

 

4. Quatrième conseil : oser l'imperfection.

"Ce que j'appelle une action imparfaite, c'est que c'est la meilleure action que vous pouviez faire à ce moment-là. Ca ne veut pas dire faire n'importe quoi, cela demande du travail. Mais je fais du mieux que je peux. C'est imparfait mais c'est suffisamment bien, car il y a de la valeur dedans. A un moment donné, la chose a même plus de valeur à être partagée ainsi qu'à être gardée pour moi-même. "

 

5. Cinquième conseil : créer un tableau de vision pour rendre visible nos aspirations.

"C'est un grand morceau de canson A3, une affiche, sur laquelle on fait des collages de mots, d'images, et puis on peut décorer, colorier selon notre dimension artistique. Souvent on découpe dans des magazines et on colle. Mais on ne fait pas comme les enfants pour le père Noël, en découpant tout ce qu'on veut. L'idée, c'est de prendre le temps de réfléchir, et de se demander : qu'est-ce que j'ai envie de faire émerger dans ma vie ?

Si vous regardez l'année à venir, par exemple 2015, vous pouvez passer l'année à gérer toutes les choses qui vont venir à vous, et il y en a de très bonnes. Elles vous arrivent par emails, courriers, demandes de vos amis, ou propositions de travail. Si vous avez déjà en partie honoré qui vous êtes, et travaillé votre carrière, de belles choses viendront à vous.

Le tableau de vision (qu'on trouve en développement personnel comme dans Techniques de visualisation créatrice de Shakti Gawain), c'est la démarche inverse, c'est se dire : ok, plein de choses vont venir à moi, mais qu'est-ce que je veux qu'il m'arrive ? Est-ce que je peux créer un espace dans ma vie, et littéralement sur le mur de mon bureau ou de la salle à manger où je peux créer un visuel pour ce que j'ai envie qu'il m'arrive ? C'est là que je deviens moteur et entrepreneur de ma vie sur un an, trois ans, cinq ans... Quelles sont les choses pour lesquelles je me dis : il commence à être temps qu'elles m'arrivent ? Il ne faut pas croire que mettre une grosse maison et le billet de loterie pour être millionnaire que je vais les avoir. C'est plutôt se demander : quelles sont les choses pour lesquelles je me sens appelée de manière authentique ? Même si elles me paraissent dingues ?

Par exemple, deux ans avant que j'écrive J'arrête de râler, j'ai déclaré au réveillon de Noël que dans l'année, j'allais écrire un livre. Je me sentais enceinte d'un livre. Je sentais qu'il était temps que je transmette un message par un livre. Je l'ai mis sur mon tableau des visions, je l'ai déclaré, même si ensuite j'ai pris plein de détours par rapport à ça. Et arrêter de râler, c'était la base, une fois qu'on arrête de se positionner en victime, tout est possible.

Le tableau de vision est là pour prendre le temps de nommer, de rendre visible et réel par des images dans mon salon, même si ce n'est d'abord que sur du papier, c'est déjà quelque chose, ça rend réel, ça me permet de me rappeler cette possibilité. Sinon on oublie et c'est comme ça qu'on vit notre vie à moitié endormie".  

 

6. Sixième conseil : prendre soin de notre source personnelle.

"Je ne peux pas laisser les autres ou une morosité ambiante tuer ma flamme intérieure, j'ai de l'espoir, de la créativité et des talents à exprimer, et je prends la responsabilité de protéger et nourrir mon élan de vie. Personnellement, c'est ce principe qui est le plus dur à mettre dans ma vie, parce qu'on a toujours l'impression qu'on n'a pas le temps, et qu'on reporte à plus tard, parce qu'il ne va pas rapporter de l'argent de manière directe. C'est pourtant le principe le plus important à mettre en oeuvre, c'est le pilier. Les axes que je propose dans mon livre Wake up, c'est prendre soin de ce qui rentre dans mon champ de conscience et de travailler sur ma perception de la réalité."

 

Quel a été le parcours de Christine Lewicki ? Savoirchanger lui a posé la question.

"J'ai commencé ma carrière en France. A 16 ans, quand ma maman m'a demandé quelle serait mon orientation professionnelle, j'ai répondu : "je veux aider les gens à être heureux au travail." Dans mes jobs d'été, j'avais remarqué que beaucoup de personnes, dès le Lundi matin, disaient : "Vivement Vendredi" ! Très jeune, j'ai réalisé combien c'était dommage, ça me fendait le coeur. Je n'avais pas envie aussi dès le Lundi de me dire : "Vivement Vendredi pour revivre". L'idée, c'était de ne pas être dans le devoir et l'obligation au travail mais de se dire : "Chouette, on est Lundi, j'ai des choses à faire, et chouette, on est Mardi, etc...". J'ai étudié en hypokhâgnes et khâgnes, puis en ressources humaines et j'ai d'abord travaillé dans de grandes entreprises françaises. Puis toute jeune mariée et enceinte de ma première fille, nous avons déménagé à Los Angeles. J'ai exploré en ligne les réseaux de femmes, le networking, et cet état d'esprit californien où chacun prend sa vie en main, avance... J'ai macéré un temps dans l'inconnu sur ma carrière, et un jour, j'ai découvert le coaching, et ça a été la révélation, car c'est encore plus proche de mon intention de base. Dans le travail, on a une formidable occasion de s'épanouir. "

 

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Wake up ! : 4 principes fondamentaux pour arrêter de vivre sa vie à moitié endormi

 

N'hésitez pas à nous laisser votre commentaire sous cet article, vos avis est bienvenue, merci beaucoup !

Propos recueillis par Laureline Amanieux. 

Pour explorer les sites de Christine Lewicki :

http://jarretederaler.com/

http://www.christinelewicki.com/

Copyright de la photographie : Olivier Dion.

Remerciements au magazine MUZE chez Bayard presse.

© Savoirchanger, 2015.

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