La thérapeute qui garde le labyrinthe

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Assise dans son fauteuil, un cahier d’écolière sur les genoux, elle a des mains d’Ariane qui dévide notre pelote de mots.

Elle écoute, et l’on descend dans nos labyrinthes intérieurs.

C’est noir comme la suie, c’est aussi cela, l’être humain.

On ruse, on s’écarte du chemin en prenant mille et uns détours. On lâche volontairement le fil.

On a peur du Minotaure tapi dans nos ventres, peur de nous, de nos violences explosives. Peur de devenir un inconnu si l’on vit nos désirs inachevés. Cela nous rend si nerveux, qu’on prend vite le large.

L’échec est une tentation.

Mais elle dit :

_ Regardez cet autre au fond de vous, rapprochez-vous de lui. Pour le vaincre ou le changer enfin en allié, il n’y a qu’une seule solution.

S’en rapprocher.

Ecrit par Laureline Amanieux, à l’écoute de M...

Copyrights, 2014.

Cette fois, je réinterprète un passage des Métamorphoses d’Ovide pour un passage :

Dans le labyrinthe, "On y enferma l’être à double figure, taurine et humaine. Et après que le monstre se fut repu à deux reprises de sang d’Acté, il fut vaincu lors du troisième tirage au sort (...). Avec l’aide d’une jeune fille, grâce au fil qu’il enroula à nouveau, le fils d’Égée retrouva difficilement la porte que nul avant lui n’avait refranchie."

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