"No impact man", quête écologique ou quête du bonheur ?

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« Comme nous tous, Colin Beavan (auteur du livre et de plusieurs autres essais) en a marre d’assister, impuissant, au réchauffement climatique, à la déforestation et aux gaspillages en tous genres… Il refuse d’être partie prenante dans la fonte des glaces et la disparition des ours polaires. Son défi : vivre un an en réduisant au maximum son empreinte environnementale.

Jusque là, pas de quoi parader, d’autres l’ont fait avant lui. La différence c’est que ledit Colin Beavan vit en plein cœur de Manhattan, au 9ème étage d’un building. Et qui dit réduction des émissions de carbone dit pas d’ascenseur, de climatiseur, de réfrigérateur, de transport motorisé – entre autres - , et quand on est jeune père de famille, l’aventure tourne vite au casse-tête. Son premier challenge : convaincre sa femme, quelque peu accro au shopping, de jouer le jeu. Le deuxième : renoncer aux couches en plastique et aux plats à emporter. Passées ces étapes… et bien tout reste encore à faire. »

Telle une série américaine, Colin nous fait vivre son expérience durant toute l’année qu’elle a durée. Sans donner de leçon, et d’une manière très humoristique, il retrace les grands problèmes environnementaux de la planète et nous fait partager ses questionnements plus personnels sur notre consommation d’aujourd’hui. Aviez-vous seulement compté combien de couches en plastique votre enfant aura souillé quand il aura atteint ses deux ans ? 4000 en moyenne. Et ce n’est qu’un exemple parmi les nombreux déchets que nous produisons au quotidien.

Et d’une quête écologique, ce « No impact man » chemine doucement vers une définition personnelle du « bien-être ».

Si « au delà d’un certain seuil, nous dit Colin, je ne peux guère faire moins de mal, en revanche mon potentiel à faire le bien est illimité et nous en avons tous le pouvoir ».

Quitte à devenir seulement des « low impact man » ce qui serait déjà formidable pour la planète.

Comme une goutte plus une goutte forment un ruisseau puis une rivière, chaque petit geste quotidien est une avancée d’abord individuelle mais qui peut avoir des portées collectives. Car, c’est ensemble que nous gagnerons la bataille. Ce que résume Colin Beavan en disant « Le système doit certes changer mais n’oublions pas que le système n’est qu’un groupe d’individus, la somme de toutes nos actions individuelles de citoyens…. ». Il termine ainsi « Ca ne tient qu’à vous ? Alors qu’allez vous faire ? »

Moi je sais. Et vous ?

Un petit bijou de livre, qui en ces temps de crise économique, nous réconcilierait presque avec le zéro consommation ! Et avec l’être humain à coup sûr. A lire de toute urgence (« vite ça chauffe ! »).

Cette histoire vraie a fait le tour du monde sous forme de livre et de documentaire pour le cinéma grâce au succès du blog www.noimpactman.typepad.com, tenu par Colin Beavan durant l’aventure. Ce blog a même été élu l’un des 15 sites écologiques les plus influents du monde par le Time Magazine.

 

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No Impact Man

Chronique de Myriam Rapiteau


© Web TV Savoirchanger, 2011.

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