LES CITATIONS

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de Laureline

"Mon amour-propre, mon intérêt, mon moi avaient disparu en présence de la personne aimée, j’étais
transformé en elle"

Stendhal dans "Souvenirs d’égotisme".

de Anonyme

"Qu’est-ce qu’un homme révolté ? Un homme qui dit non. Mais s’il refuse, il ne renonce pas. C’est aussi un homme qui dit
oui dès son premier mouvement. A partir du moment où il parle, même en disant non, il désire et juge. Le révolté, au sens
étymologique, fait volte-face".

Albert Camus, "L’homme révolté".

de Anonyme

Les changements servent-ils à quelque chose ? A rien, si ce n’est à conserver l’immuable.

Ludwig Hohl

de Anonyme

"Ainsi, la plus magique résonance du piano n’était pas dans ses cordes ou dans son bois, mais dans le sens aigu
de la Mémoire - la mère des Muses - seule à sauver ce que le temps emporte."

Hélène Grimaud, Préface pour "Aspects de Chopin" d’Alfred Cortot.

de Anonyme

"Les destins sociaux, on n’y échappe pas. Ce qu’on peut faire, c’est les retravailler. Je ne suis pas utopiste, mais
je crois en des choses plus modestes comme d’agir sur les droits, de travailler sur des points précis,
des dominations exercées. Alors l’ordre social peu à peu, très lentement, se transforme. C’est la seule politique envisageable. Je suis très dur au sujet des Partis existants et donc je privilégie les mouvements sociaux contre
les discours des Partis qui figent les choses, ou essaient d’entraver les innovations sociales comme le Pacs
qui a mis tant de temps à être légiféré"

Didier Eribon, parlant de son livre autobiographique et socio-critique "Retour à Reims" à l’Espace des Femmes,
le 17 février 2010.

de Anonyme

"Ce sont autant de sentiers mais sans balises, des réseaux vibratiles, traboules et chemins de traverse."

L. Schechter, le Murmure du monde

de Anonyme

« […] d’autres hordes viendraient, d’autres faux prophètes. Nos faibles efforts pour améliorer la condition humaine ne seraient que distraitement continués par nos successeurs ; la graine d’erreur et de ruine contenue dans le bien même croîtrait monstrueusement au contraire au cours des siècles. Le monde las de nous se chercherait d’autres maîtres ; ce qui nous avait paru sage paraîtrait insipide, abominable ce qui nous avait paru beau. Comme l’initié mithriaque*, la race humaine a peut-être besoin du bain de sang et du passage périodique dans la fosse funèbre. Je voyais revenir les codes farouches, les dieux implacables, le despotisme incontesté des princes barbares, le monde morcelé en états ennemis, éternellement en proie à l’insécurité.

D’autres sentinelles menacées par les flèches iraient et viendraient sur le chemin de ronde des cités futures ; le jeu stupide, obscène et cruel allait continuer, et l’espèce en vieillissant y ajouterait sans doute de nouveaux raffinements d’horreur. Notre époque, dont je connaissais mieux que personne les insuffisances et les tares, serait peut-être un jour considérée, par contraste, comme un des âges d’or de l’humanité.

Natura deficit, fortuna mutatur, deus omnia cernit.

La nature nous trahit, la fortune change, un dieu regarde d’en haut toutes ces choses. »

Marguerite Yourcenar, "Les mémoires d’Hadrien".

de Anonyme

"Ce ne sera pas un travail de remémoration tel qu’on l’entend généralement, visant à la mis en récit d’une vie, à
une explication de soi. Elle (l’écrivain) ne regardera en elle-même que pour y retrouver le monde, la mémoire et
l’imaginaire des jours passés du monde, saisir le changement des idées, des croyances et de la sensibilité..."

pour "sauver quelque chose du temps où l’on ne sera plus jamais"

Annie Ernaux, extrait du roman "Les années".

de Anonyme

"Souviens-toi de ce que je te dis, Fatima

je m’en souviens, grand-père, tu vois, je m’en souviens, il faut toujours que le sang coule pour que les choses changent, et si à l’époque je te trouvais cruel, je sais à présent que tu avais raiso, même si c’est une évrité douloureuse, que je ne peux pas admettre et n’admettrai jamais"

Mathieu Belezi, extrait du roman "C’était notre terre".

de Anonyme

"A propos de son roman "Les années", Annie Ernaux a déclaré : "j’ai voulu "peindre le passage" comme disait Montaigne,
le passage des années, que ça coule, que ça ne s’arrête jamais, et donner une sensation d’Histoire" en relatant les
images (issues de souvenirs, mots, films, publicités) et les évènements qui vont tous disparaître à la mort.

C’est un "livre sur le changement de mémoire aussi, de l’effervescence des années 70 à la glaciation dès les années
80 avec la montée des médias qui nous formatent la mémoire désormais"

"Qu’est-ce que la mémoire collective ? C’est un ensemble de mémoires privées, idnviduelles" Alors dans ce livre, il
s’agit aussi d’une "vie de femme aux avant-postes de tous les changements" qui ont eu lieu pour leurs droits, leur
condition depuis les années 40 et de tous les changements qui ont affecté les hommes aussi, l’histoire collective.

Annie Ernaux, Entretien avec Stéphane Audeguy, villa Médicis, 16 mars 2010.